28/05/2020 14:00 - 17:00

Le chagrin et la pitié, M. Ophüls (1969)

Cinéma et Politique

Avec la collaboration du Professeur André Baldous, Professeur Emérite de la Faculté de Droit d’Aix-en-Provence, le Centre Cormier vous invite à découvrir « Cinéma et Politique ». Au programme, des projections commentées et des discussions sur les films et les sujets évoqués.

 

S’il est vrai, comme on l’a écrit, que le cinéma est « un regard porté sur le monde », alors il n’a pas pu ne pas porter ce regard vers le monde politique.

« Monde politique », c’est-à-dire, essentiellement, celui de l’exercice du Pouvoir, de l’autorité, de la contrainte d’un homme ou d’un groupe d’hommes sur les autres individus: n’évoque-t-on pas cette distinction de base séparant depuis toujours et comme naturellement – les animaux la connaissent aussi – Gouvernants et gouvernés, Dominants et dominés: les premiers exerçant sur les seconds un pouvoir, une force légitime (ou non), légale (ou non). C’est ainsi.

Observons d’ailleurs que ce Pouvoir, en tant que phénomène naturel de contrariante, se manifeste à l’intérieur de tout groupement humain conséquent, de toute institution publique ou privée. N’importe lequel d’entre nous l’aura éprouvé parfois sans réticence, parfois à son corps défendant: dans sa propre famille, à l’école où il fut obligatoirement inscrit, durant son service militaire quand il existait et, et peut-être surtout à l’intérieur de son entreprise ou sur quelque lieu de travail …

Ici, on s’intéressera plus particulièrement au Pouvoir existant au sein même du groupement humain plus vaste, le plus englobant … et le plus impérieux parce que seul souverain: l’Etat, les divers régimes politiques et les idéologies qui les sous-tendent.

Depuis sa création – 1895 – le cinéma s’est préoccupé très tôt de la politique ainsi caractérisée:

en France, à travers « L’assassinat du duc de Guise » 1908, un URSS avec « Le Cuirassé Potemkine », 1925, ou en Allemagne, dès 1926, par le célèbre « Métropolis » dû à Fritz Lang, ou enfin aux Etats-Unis, le non moins admiré « Dictateur » que Chaplin proposa, enfin, en 1940.

Une question nous retiendra: à l’égard de tel régime ou idéologie politiques, quel rôle a pu remplir le 7ième Art?

Trois foncions nous sont montrées à l’écran: la propagande des idéologies en place; à l’envers, leur contestation et, plus rarement, car la tâche est difficile, leur explication.

 

Pour avoir accès au ciné-club, il est obligatoire d’être inscrit au Centre Cormier pour 70 €. L’inscription annuelle (année académique) donne droit à toutes les projections et tous les cours sans exception. 

Les personnes ne souhaitant pas s’inscrire devront s’acquitter d’un paiement de 15€ pour chaque projection.

 

Avant chaque séance de cinéma, un petit groupe ( 8 personnes maximum) partage le déjeuner avec André Baldous. Vous pouvez vous inscrire en envoyant un mail, au moins une semaine avant, à andre.cineclub@orange.fr

Le 28/05/2020 de 14h00 à 17h00.