15/11/2022 17:30 - 19:00

Le renseignement pendant la guerre d’Algérie.

Jean-Claude Jauffret, Professeur émérite d’Histoire Contemporaine, Ancien directeur du département d’histoire et du master d’histoire militaire comparée, géostratégie, défense et sécurité de Science-Po Aix.

L’étude des moyens de renseignement des troupes françaises pendant la guerre d’Algérie ne peut se résumer à la très mauvaise et décevante méthode de la torture, surtout pendant et après la bataille d’Alger. Question qui ne peut être cependant occulter. Elle a suscité un certain nombre de réactions de rejet, minoritaires, au sein de l’armée que je suis un des seuls historiens à avoir étudier.

A la fois conflit colonial archaïque, mais ouvrant aussi sur la modernité, la guerre d’Algérie ne cesse de surprendre. A la clef de la vaine victoire militaire française sur le terrain, mais défaite morale, politique et diplomatique, il faut évoquer ce qui a été peu évoqué, c’est-à-dire ce qui relève des surveillances aériennes et navales. Mais aussi comment la guerre des ondes a finalement été l’élément le plus décisif.

Cette approche n’exclut pas le renseignement humain (agents infiltrés, harkis…) qui conduit à une incroyable découverte dans les archives militaires d’octobre 1953 à octobre 1954 : il s’en est fallu de peu pour que les services de renseignements ne mettent la main sur les chefs historiques du FLN, juste avant la Toussaint rouge du 1er novembre 1954.

Le mercredi 19 octobre, les mardis 15 et 29 novembre 2022 de 17h30 à 19h00.