HISTOIRE DU CHRISTIANISME DE BYZANTIN (Ve-XVe siècles) (4/8) Claire Reggio, Docteur en Histoire

11 décembre 2017 à 17 h 30

Histoire

Il a fallu trois siècles pour que l’Église soit acceptée dans l’Empire romain. À la fin du IVe siècle, les chrétiens ne pensent pas que l’Église puisse subsister en dehors de ce cadre : circonscriptions civiles et circonscriptions religieuses coïncident ; les évêques sont assimilés à des hauts fonctionnaires ; l’empereur convoque des conciles, etc.

Pourtant, l’Empire est bien malade. À la mort de Théodose (395), il est divisé définitivement en deux parties : orientale et occidentale. Au cours du Ve siècle, l’Empire romain d’Occident disparaît sous les coups des invasions dites barbares. En Orient, l’Empire se maintient encore dix siècles sur un territoire de plus en plus exigu. L’Église survit à toutes ces vicissitudes et se transforme profondément. En Orient, au milieu des troubles dynastiques et militaires, l’Empire byzantin connaît une période brillante malgré les conquêtes arabo-musulmanes et la querelle des images qui tient le devant de la scène pendant plus d’un siècle (726-843).

Peu à peu, après que l’ancien rite cathédral de l’Église de Constantinople et le rite de l’Église de Jérusalem sont tombés en désuétude (Xe-XIIIe siècles), le rite byzantin s’impose. Constitué de la Divine Liturgie, des sept mystères et de divers services liturgiques, ce rite est traduit en plusieurs langues (grec ancien, slavon, roumain, géorgien, arménien classique…), témoins de son expansion.

Le cours s’attachera à étudier l’histoire de ce christianisme byzantin, ses caractéristiques principales, ses services liturgiques, l’architecture et l’aménagement de ses églises, ainsi que la spiritualité de quelques-unes de ses figures majeures (Jean Chrysostome, Basile le Grand, Grégoire le Théologien, Syméon le Nouveau Théologien…).

Les 11 décembre, 08 et 22 janvier, 12 février, 12 mars de 17h30 à 19h00.