Mickaël Frontini – Exposition de peintures

22 novembre 2012 à 18 h 00

Expositions

Exposition du Vendredi 23 Novembre au Dimanche16 Décembre 2012
Ouverture les Mardi, Vendredi, Samedi et Dimanche de 16h à 19h

Vernissage Jeudi 22 Novembre à partir de 18h



 

Peindre à l’école des enfants

Ce sont les enfants qui ont fait surgir en moi le désir de peindre. Pendant l’année 1998-1999, bénévole de l’Association « Arts et Développement », avec d’autres, j’étais présent le mercredi après-midi au pied d’un immeuble d’une banlieue défavorisée pour donner à ceux qui le souhaitent (essentiellement des enfants) du papier à dessin, de la gouache, des pinceaux, …tout ce qu’il faut pour peindre. Ainsi, chacun est invité à s’exprimer librement par la peinture sans autre contrainte que l’espace de sa feuille. C’est en voyant l’enthousiasme des enfants à explorer, sans à priori, les couleurs pures ou mélangées, la matière plus ou moins fluide de la peinture diluée ou non avec de l’eau, les formes suscitées par les mouvements amples du corps tout entier de la personne qui peint ou par un simple geste du poignet qu’à été réveillé en moi ce même désir. Les enfants m’ont appris à oser peindre sans idées préconçues, sans savoir à l’avance ce qui allait sortir de ma peinture.

Me laisser traverser par la vie

Il y a des épreuves de la vie qui permettent de se recentrer sur l’essentiel : j’ai pu expérimenter alors que je peux mettre ma tête en veilleuse quand je peins, lâcher prise et donc me laisser traverser par d’autres forces de vie. J’ai pu constater que, quand j’ai une idée trop précise que je veux réaliser à tout prix, je suis déçu car je me heurte à ma maladresse et à la résistance de la matière. Par contre, si j’accueille ce qui vient, notamment mes limites et ma maladresse, si je suis ouvert à l’imprévu, si je renonce à vouloir tout contrôler, alors, le plus souvent, je suis heureusement surpris !
Dans le combat de choisir et d’accueillir la vie, la peinture n’est pas pour moi une activité facultative de détente ou de loisir, comme elle est reléguée assez souvent dans notre société, mais un travail vital de création. Une peinture, c’est fait de poussières colorées (ou pigments) et de colle sur un support : comment permettre à ces traces de poussière de se rassembler, de faire corps, et d’être traversées par la lumière ? Comment laisser nos corps vivants être traversés par la lumière ?
« Lorsque Dieu commença la création des cieux et de la terre, la terre était tohu-bohu (informe et vide), une ténèbre sur l’abîme, le Souffle de Dieu planait sur les eaux. Dieu dit : « Qu’il y ait une lumière ! » et il y eut une lumière. Dieu vit la lumière : « Que c’est bon ! » Genèse 1, 1 à 4
Le « tohu-bohu », le désordre qu’il y a avant la création, il y a des moments où je l’expérimente en moi, et je ne dois pas avoir peur de le faire sortir, de l’exprimer, de l’exposer au souffle et à la lumière. Moi, je n’apporte que des poussières, d’où vient la lumière qui fait vibrer les couleurs, d’où vient le souffle de vie qui fait prendre corps la matière ?

À la découverte d’un paysage intérieur

Quand je me mets à peindre, je n’ai pas d’idées, je ne peins pas à partir de thèmes. Je suis comme un mal voyant, complètement étranger dans le lieu où il est, qui se promène et qui découvre, peu à peu, comme à tâtons, un paysage. Parfois le temps est beau, le paysage est agréable, tout est simple et évident, les peintures se font toutes seules, il suffit de me laisser guider. D’autres fois, c’est comme si je me promène dans le brouillard, je m’embourbe, je perds mon chemin, j’ai un effort à faire pour garder confiance que je vais bien finir par trouver une maison accueillante…

Le temps de la rencontre et de la révélation

Quand j’ai commencé à peindre, je ne pensais pas que ma peinture pouvait intéresser d’autres personnes. J’ai été très surpris qu’elles portent de l’intérêt à ce que je peins et qu’elles m’encouragent à exposer. Jusqu’à présent, chaque exposition a été pour moi un temps de révélation : les visiteurs me renvoient beaucoup de choses qu’ils accueillent dans ma peinture dont je n’ai pas moi-même conscience.
Quand le peintre a fini ses peintures et qu’il les expose, il n’a fait que la moitié du chemin…
Le peintre ne peut que recevoir la lumière ; il la reçoit du Souffle d’Amour, l’Esprit Créateur, quand il travaille, il la reçoit du regard des autres quand il s’expose…

 

 

Mickaël Frontini

1956 Naissance à Orléans (45 Loiret)

Formation et expérience

.de 1974 à 1977
Il fait les trois premières années de formation aux écoles des Beaux-Arts d’Orléans puis de Lyon. Il ne se retrouve pas dans cette formation qu’il interrompt sans aller jusqu’au bout..
.Juin 1989 Ordination comme prêtre catholique dans le diocèse de Lyon
.de 1998 à 1999
Il participe comme bénévole à l’association Arts et Développement. Il participe à plusieurs stages de créativité animés par le peintre André Gence
.de 1998 à 2005
Il assiste le peintre Gérard Breuil dans l’animation d’ateliers d’expression du Sappel
Le Sappel est une communauté chrétienne qui cherche à répondre à l’attente spirituelle de familles victimes d’exclusion sociale, notamment par la promotion de la démarche de création. Dans ce cadre, Mickaël participe à l’animation d’ateliers d’expression par la peinture pour des enfants, des jeunes et des adultes.
.de 2001 à 2004
Il peint personnellement dans l’atelier du peintre Jacques Galland
.en septembre 2008
Il rejoint la communauté du Chemin Neuf (communauté catholique à vocation œcuménique)
Depuis décembre 2009, il habite le Centre Notre Dame du Roucas à Marseille.

Principales expositions

-En Avril-Mai 2003 à l’Auberge des Arts à Givors (69700)
-En Février-Mars 2004, invité de l’exposition de l’association des arts plastiques et poétiques de Pierre-Bénite (69310)
-En Décembre 2006 Espace Confluences (69005 Lyon)